Développeur et voyageur : être engagé à Québec

Anthony est développeur et en quatrième année à l'Epitech, il avait fait le choix d’un Erasmus en Finlande car « les cultures nordiques l'ont toujours intéressé ». Aujourd’hui alors qu’il est en poste dans la ville du Québec depuis la rentrée 2018, nous décidons de lui poser quelques questions. Nous nous demandons comment il évolue, s’il est heureux, ce qu’il regrette et comment il envisage l’avenir. En bref, l’expatriation agit-elle pour lui, comme un miroir aux alouettes ou au contraire, à l’image de la neige, lui colle-t-elle aux « bottines » ? En plein été indien, il nous répond…

Combien de temps t’a-t-il fallu pour réaliser ton projet d’expatriation ?

A : Une fois diplômé, j'ai attendu d'avoir à peu près 3 ans d'expérience pour pouvoir tenter ma chance. Mais à mon retour de Finlande, j'avais déjà en tête de réaliser un projet professionnel à l'étranger. Il y a donc environ 4 ans maintenant.

Comment as-tu choisi le Canada ?

A : J'avais plusieurs ami(e)s partis étudier/travailler à Montréal, Vancouver ou Rimouski. Ils avaient adoré cette expérience et me conseillaient de m’expatrier dans ce pays. Par ailleurs, je recherchais un pays où il neige beaucoup car j'adore l'hiver…

Le fait de t’expatrier te paraît toujours indispensable ?

A : Oui, car découvrir une nouvelle culture, « voir autre chose » est bénéfique sur le plan personnel à long terme. Côté professionnel, le fait de travailler à l'étranger apporte beaucoup puisque les méthodes de travail, le cadre et la culture y sont différents.

Dans le processus de recrutement, quelles différences ont été frappantes pour toi entre les Canadiens et les Français ?

A : En France, tout est très basé sur les grilles de salaires, l'obtention d'un diplôme spécifique et la compétition entre les candidats. Et si on ne rentre pas dans la grille, le CV est écarté, à quelques exceptions près. Au Canada, ils ne regardent pas vraiment le diplôme, ils étudient plus la personnalité. L'entrevue est plutôt un échange dans lequel ils tentent de déterminer si on peut ou non s'adapter au groupe de travail existant. Toute personne motivée peut donc avoir sa chance.

Combien de temps a pris l’ensemble du processus, entre le moment où tu as commencé à chercher du travail et la signature de ton contrat ?

A : J'ai commencé à chercher en septembre 2017 du côté de la Finlande, de la Suède et du Canada. Je me suis ensuite concentré vers le Canada uniquement en février 2018. J'ai signé mon contrat en avril-mai de la même année. Donc le tout a pris de 7 à 8 mois.


Et en combien de temps as-tu été embauché à partir du moment où nous t’avons mis en contact avec notre partenaire ?

A : Il a fallu un peu moins d'un mois. Je dirais 3 semaines.

Qu'as-tu envie de dire sur l’expatriation aujourd'hui ? Recommanderais-tu ton expérience ?

A : Le fait de partir nous dépayse un peu mais nous permet de mieux nous retrouver, de nous redécouvrir, de rencontrer des gens exceptionnels, de voir des lieux que l'on n'imaginait même pas… Oui, je le recommande à toute personne souhaitant travailler à l'étranger ou hésitant encore. Avant de partir, il est vrai qu’il y a beaucoup de questions mais en y allant étape par étape, le projet se construit tranquillement.

Et pour demain ? tu rêves de quoi ?

A : Je suis tombé amoureux de cette ville du Québec, si on peut dire. Je rêve pour le moment d'y rester après la fin de mon contrat et de pouvoir voyager pendant les vacances pour visiter d'autres pays. De découvrir les merveilles de ce monde, en fait…

 

Interview de Diane Pinelli

 

Quelques photos de notre expert ci-après 😉 👇👇👇